jeudi 8 mai 2008
Hasard et coincidences...
Je trouve que le hasard, cette semaine, s'est un peu trop mêlé de ma vie sentimentale, y semant quelque peu la panique. Certains diront que le hasard n'existe pas. Soit. Le destin alors ? Non parce que si le hasard n'existe pas, je voudrais que l'on m'explique : je n'ai pas de nouvelles d'Aidan depuis six mois. Aucune nouvelle, ni message, ni rencontre fortuite, rien. Depuis six mois, j'ai la libido dans les chaussettes et je ne rencontre aucun homme susceptible de me la rebooster. Or donc, voilà que mardi j'accepte un rencart, que l'homme me plaît et qu'on peut en déduire que ça va mieux côté libido et coeur, en gros que j'ai guéri d'Aidan (on passera sur le fait que le mâle en question, envoyé sur l'île des hommes perdus dans un précédent épisode, en est revenu pour répondre lundi à un mail que je n'ai pas pu me retenir d'envoyer dimanche que sisi, il avait très envie qu'on se revoie... mais n'a toujours pas donné d'autre signe de retour à la civilisation). Et bien paf ! Jeudi : mail d'un site communautaire m'indiquant qu'Aidan me demande à faire partie de mes "amis" (j'accepte, lance un enquête, et "on" me répond que c'est moi qui avait fait la demande... ce que je suis certaine de ne pas avoir fait) ; dimanche : je reviens toute guillerette du marché médiéval, heureuse propriétaire d'un magnifique collier et d'une paire de tropéziennes artisanales trop belles, et boum, Aidan qui sort de chez lui au moment exact où je passe devant, et non cinq minutes avant ou après, auquel cas nous ne nous serions pas croisés (re-enquête, échange de mail plutôt gentil, il ne m'a pas vue mais aurait été content de me parler... puis dernier mail assez sec je n'ai toujours pas compris pourquoi, bref je clos le dossier par une histoire de hasard ou de destin qui nous mettra à nouveau sur la même route s'il le veut) ; aujourd'hui : il me forwarde un truc pour savoir "qui t'a bloqué ou supprimé de msn" (sachant qu'il l'a lui même fait c'est... ironique) mais jure que non, il n'a rien envoyé.
Alors je veux bien mais là, il va falloir que ça cesse. Si au moment où après des semaines de travail sur moi même je commence enfin à aller mieux, à accepter l'idée qu'Aidan ne m'aime plus (s'il m'a jamais aimée) et qu'il faut que je fasse ma vie sans lui, on me le remet dans les pattes comme ça, je ne vais jamais m'en sortir. Parce que, ça m'a fait quelque chose de le voir, j'ai même cru défaillir... alors zut !
samedi 3 mai 2008
L'île des hommes perdus
Nous en étions restés, dans le récit de mes trépidantes tribulations sentimentales, à l'épisode de ma douloureuse rupture avec Aidan. Rupture qui avait provoqué chez moi une allergie à tout être humain de sexe mâle. Oui, carrément. Or, le printemps revenu, ma libido s'est soudain réveillée, et je suis donc partie en chasse. Résultat, j'avais un "date" mardi soir.
L'homme est sympathique, pas réellement beau mais pourvu d'un certain charisme auquel je ne suis pas insensible, l'homme me fait rire. Nous passons donc une bonne soirée, mangeons bien, papotons beaucoup, l'homme paye le repas, me raccompagne sagement devant chez moi et me remercie pour la soirée avant de filer. Bon, il n'a pas voulu prolonger, il était épuisé, je comprends.
Mais voilà : depuis, pas de nouvelles. Manifestement, lui est resté insensible à mon charme. Parce que j'étais coiffée n'importe comment (depuis je suis allée chez le coiffeur, c'est beaucoup plus présentable. Note pour plus tard : ne jamais, jamais aller à un rencart si ma couleur a besoin d'être refaite et ma frange rafraîchie) ? Parce que je l'ai saoulé en parlant trop ? Point ne sais, mais le résultat est là : pas de coup de fil, pas de texto, pas de mail, pas de message msn. Je sais qu'il a un job très prenant, mais tout de même...
Je suppose donc qu'il est parti vivre sur l'île des hommes perdus. Celle où se trouvent tous ceux qui nous ont un jour demandé notre numéro de téléphone et ne nous ont jamais rappelées...
dimanche 16 décembre 2007
Règles de rupture
Voilà. C'est fini avec Aidan. Ses priorités, ce sont ses enfants et sa vie, je n'en fais pas partie et je n'en ferai jamais partie. Le monde s'écroule autour de moi, encore une fois. J'ai pleuré toute la nuit, j'en ai la nausée. J'ai repensé à cet épisode de Sex and the city, au début de la saison 2, où les filles énoncent les règles de ruptures, rompre sans s'effondrer. Je vais essayer de les appliquer donc, on verra si ça marche.
Règle de rupture n°1 : le temps. Charlotte dit qu'il faut l'équivalent de la moitié du temps qu'a duré une relation pour se remettre d'une rupture. A mon avis, ce n'est pas aussi simple, d'autant que dans le cas présent il est difficile d'évaluer le temps qu'a duré une relation cahotique comme la nôtre. Mais l'essentiel est bien : laisser le temps faire son oeuvre.
Règle de rupture n°2 : ne pas faire de shopping, car les trucs achetés seront marqués d'un mauvais karma et nous rappelleront des moments douloureux. De toute façon c'est réglé, je n'ai pas de sous, et j'ai assez de problèmes comme ça sans en rajouter avec mon banquier.
Règle de rupture n°3 : certaines heures du jour, certains lieux surtout vous sont interdits, car truffés de mines émotionnelles. Mais là ça va être compliqué à gérer : il y a mon appartement bien sûr, et je ne vais pas déménager ; il y a la rue commerçante de la ville, qui débouche sur le centre commercial, où il habite (cela nous ramène pour l'instant à la règle n°2) ; il y a la salle de sport et son hammam, où nous nous sommes embrassés pour la première fois et où je vais toujours avoir peur de le croiser ; il y a le petit bar que j'aime et où je l'ai emmené pour notre premier rendez-vous ; il y a ma rue où il passe tous les jours en allant travailler...
Règle de rupture n°4 : tout effacer, ne pas garder de traces. J'ai effacé toutes les photos de lui que j'avais sur mon ordinateur, l'historique de nos conversations msn, d'ailleurs je l'ai supprimé de mes contacts ; son numéro de téléphone et les quelques textos que j'avais conservés ; les mails. L'avantage c'est que je n'ai pas de cadeaux à jeter, il ne m'en a jamais fait.
Règle de rupture n°5 : trouver un dérivatif. Pour une fois, je vais essayer que ce ne soit pas un autre homme, même juste pour la bagatelle. Je vais plutôt me replonger avec assiduité dans ma thèse...
mardi 20 novembre 2007
Dire je t'aime...
Le buzz du moment, c'est ça : emma, je t'aime. Vous ne pouvez guère l'avoir manqué, on en parle partout. Paul, trentenaire nouvellement célibataire, met tout en oeuvre (et quand je dis tout, c'est vraiment tout) pour reconquérir son amoureuse envolée loin de lui. Comme c'est romantique, comme c'est beau, comme on voudrait être aimée à ce point. Comme on voudrait que ça soit vrai, bien sûr. Or, bien sûr aussi, ça ne l'est (probablement) pas et les milieux informés et autorisés affirment qu'il s'agit là d'une campagne de pub (plutôt réussie, il faut l'avouer) pour noël, organisée par notre célèbre couturier à marinière, et plus spécifiquement pour ses parfums.
Et tout cela me renvoie à mon incapacité à le dire. "Je t'aime", bien sûr. Je suis totalement incapable de le dire, je ne l'ai jamais dit à personne, et j'en suis navrée. Je sais le montrer, le faire maladroitement comprendre, mais le dire est tout simplement impossible. Blocage. Phobie. Je ne sais pas. Et pourtant, combien j'aimerais le dire à Aidan en cet instant...
mercredi 10 octobre 2007
Les hommes, les lourds (deuxième épisode)
Je ne sais pas si c'est que je les attire ou quoi (mes amies disent que oui parce que ça ne leur arrive jamais), mais il m'en est encore arrivée une hallucinante dernièrement : je passais dans une rue, en chemin pour aller rejoindre une copine, habillée autant vous le dire tout de suite de manière tout à fait normale et pas comme
une danseuse de corde (jean, converses, petite veste, et non jupe ras la salle de jeu et cuissardes comme la suite pourrait le laisser penser...) ; un type s'arrête en voiture, je me dis qu'il cherche son chemin (en même temps, vu mon sens de l'orientation et ma connaissance de la ville, je n'étais pas la meilleure personne à qui demander son chemin... mais passons) et je m'arrête aussi. Et là, il me demande comment je m'appelle, mon numéro de téléphone, si on peut aller boire un verre blabla... bon, jusque là, rien de très affolant. Sauf que bon, il ne me plaisait pas trop, et je lui réponds donc que j'ai déjà quelqu'un (ce qui en l'occurrence n'était ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux, bien au contraire). Et là, réponse qui m'en a laissée toute pantoise : "non mais ce n'est pas grave, je cherche juste une histoire de c... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!". Et il a redémarré, me laissant quelque peu... déconcertée. Enfin, cela a bien fait rire ma copine quand je suis arrivée et que je lui ai raconté mes aventures dans les rayons de Séphora...
Rassurez-moi, ça vous arrive aussi de tomber sur ce genre d'énergumènes mal élevés, ou bien c'est juste réservé à moi ?
vendredi 15 juin 2007
J'ai testé pour vous... draguer à la salle de gym
La salle de sport est un terrain de chasse magnifique pour les célibataires : imaginez cette ambiance chargée de testostérone, ces muscles masculins huilés qui soulèvent comme une plume deux fois votre poids... Ah, j'en ai des frissons.
Je vais à la salle de sport deux fois par semaine, mais habituellement... pour faire du sport. L'autre jour, avant de rencontrer mon dernier grand amour en date, j'y suis allée avec la ferme intention de me trouver un tas de muscles pour me faire oublier le corps de Big (c'est ainsi que j'appelle mon avant-dernier ex, parce qu'il se comporte exactement pareil... Ah, comme c'est étrange...), pour oublier donc le corps de Big en me noyant dans un autre corps. Et bien cet état d'esprit change tout : bon, je suis toujours bien habillée même pour suer (pantalon moulant H&M, haut à bretelles Zara "Aerobic vs dance" pour ceux qui connaissent, Puma aux pieds et I.Pod sur les oreilles), mais là je ne sais pas, je devais dégager ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'un homme sait si une femme est "disponible" ou non et je me suis faite draguer à tous les étages. Bon, je suis rentrée bredouille, mais quand même :
- le prof canon m'a enfin fait un sourire (à suivre... ?)
- un mec plutôt pas mal m'a tapé la causette sur le tapis de course
- j'ai failli mourir de rire : je faisais des haltères, et je vois dans la glace un mec qui n'arrêtait pas de me lorgner. Pas mal, je précise. Je change d'exercice, lui aussi, et il bouge son banc de façon à le mettre face à moi, et je suppose qu'il se dit : "tu vas voir la poulette, je vais l'impressionner avec mes muscles". Tactique qui aurait pu se révéler efficace, vu mes intentions de départ (qui ne sont pas de trouver un mari !). Le voilà qui charge la barre à bloc. Trop. Bien sûr, il ne peut pas la soulever. Il s'énerve, et au lieu d'alléger progressivement, il enlève tous les poids du même côté : bien sûr tout est tombé, il est parti vexé, et moi j'ai beaucoup ri.
Ensuite j'ai fait un hammam. C'est toujours aussi génial.
De l'image du prince charmant
Je discutais l'autre jour avec mes amies de la manière dont se construisait dans notre inconscient l'image de l'homme idéal, et surtout à partir de quoi (de qui) elle se construisait ; et je me suis rendue compte que, petite fille, je ne m'intéressais pas trop aux princes charmants de Cendrillon ou de la Belle au bois dormant : en fait, ils étaient trop lisses, trop plats... ça ne veut pas dire que j'aimais (et aime) les Bad Boys, pas du tout, au contraire : mon idéal à moi, c'est le héros viril, exhalant la testostérone par tous les pores : Capitaine Flam, Albator, Ulysse (31), Nicky Larsson, Indiana Jones... les plus jeunes d'entre vous se demanderont qui sont les premiers et se diront que je suis vraiment vieille si ce sont là les dessins animés que je regardais quand je rentrais de l'école. J'assume.
Mais comment voulez-vous qu'avec un tel idéal masculin, je sois tentée par un prof de maths ?
Accidents de parcours
Le sexe est finalement un sport aussi dangereux que les autres. En effet, quel pratiquant de haut niveau n'a jamais eu à se plaindre de blessures ? Moi en tout cas je garde un souvenir mémorable d'une partie de jambes
en l'air (je sais, on ne dit plus ça depuis trèèèèèès longtemps, mais moi j'aime bien cette expression. "Faire une partie de jambes en l'air", c'est plus joli et imagé que "baiser" ou même "faire l'amour". D'ailleurs, l'amour n'est pas un ingrédient indispensable. Passons). Je garde donc un souvenir impérissable de cette après-midi là avec Nicolas, mon amoureux de l'époque (j'avais une vingtaine d'années) : il était très inspiré et voulait à tout pris changer de position toutes les deux minutes, et les positions étaient de plus en plus accrobatiques. A croire qu'il avait avalé le kama-sutra. Je passe sur la bosse à la tête, puisqu'il a réussi à faire heurter violemment mon crâne contre le mur. Le plus grave, c'est que je me suis fait un lumbago en changeant trop rapidement de position : j'ai passé 3 jours sans pouvoir marcher, une horreur. Une horreur aussi, d'ailleurs, pour expliquer comment je m'étais fait ça... Par contre j'ai beaucoup ri quand, quelques années après, j'ai vu qu'il arrivait une aventure similaire à Carrie dans Sex and the city ; pourtant, c'est juré, je ne connais pas le scénariste (enfin... je ne crois pas !).
Le bobo italien, lui, était tellement osseux qu'il m'a fait des bleus sur les cuisses. ça ne m'était jamais arrivé, mais il paraît que c'est assez banal...
Et vous, quelles blessures (physiques) avez-vous à déplorer ?
le bobo italien
Bobo aux deux sens du terme, en l'occurence.
C., appelons le C. comme Casanova, est une caricature d'italien : beau parleur, dragueur, infidèle. J'ai craqué une nuit de janvier l'année dernière, après une certaine quantité de vodka orange (l'abus d'alcool est dangereux pour le self-control) : il m'a papouillée toute la soirée, m'a susurré des mots doux avec son accent si exotique... et je l'ai ramené chez moi. De ce qui suit je me souviens assez peu, mis à part que c'était assez bien : il n'y a pas à dire, les hommes à femmes savent s'y prendre. Premier problème : le lendemain matin : l'individu commence à pleurnicher
sur son propre sort, qu'il a trompé sa copine (alors très loin) (comme si c'était la première fois) et tutti quanti, me faisant jurer le secret. Ce qui est mal connaître les femmes : il est évident qu'une heure après son départ la moitié de la ville était au courant, avec mon aide mais pas seulement vu que plusieurs personnes nous avaient vu rentrer ensemble, et ont supposé à juste titre que nous n'avions pas passé la nuit à jouer aux dominos...
Deuxième problème : il a commencé à m'ignorer totalement lors des soirées, voire à être très désagréable avec moi. C'est vrai : à part sa copine, il ne couche jamais deux fois avec la même fille, j'avais donc perdu tout intérêt. Heureusement pour lui que je ne suis pas une vraie salope, car quelques temps après j'ai rencontré sa copine et j'ai discuté un long moment avec elle, non sans jeter quelques regards perfides au mâle qui n'en menait pas large... mais en bonne âme, je me suis retenue de glisser un "tu sais que j'ai couché avec C. ?" dans la discussion.
fucking or not fucking
Je veux vous parler de P., qui est ce qu'on appelle mon "fucking partner" ou "partenaire de baise". Je conseille d'ailleurs à toutes les célibataires d'en avoir un, comme un vibromasseur, ça rend d'immenses services (et notamment celui d'éviter de se réveiller au petit matin auprès d'un inconnu immonde, ramassé la veille en boîte). Il existe en fait deux types de FP :
Le fucking friend : c'est un de vos amis, avec qui vous passez occasionnellement la nuit. Personnellement, je déconseille : la dernière fois que je l'ai fait, j'ai eu du mal à m'en remettre car au final je suis tombée amoureuse de cet ami, qui du coup depuis n'est plus un ami...
Le "vrai" FP est un mec avec qui vous n'avez rien de commun, pas de discussions, à la limite vos amis ne le connaissent pas. Simplement vous avez son numéro que vous composez lorsque vous êtes en manque, et il vient vous satisfaire. Impossible de tomber amoureuse : les choses sont claires dès le départ. Le mien est marié, sans aucune intention de quitter sa femme, ne me plaît pas tant que ça, mais est un tellement bon coup que je le garde pour ça...
Et là, je songe à l'appeler. Seul problème : j'ai déménagé, et je doute qu'il fasse 300km pour une partie de jambes en l'air...






